Cette artiste et mannequin, Margot, inaugure notre série des muses de BEST qui mettra en avant les plus belles et talentueuses jeune femmes remarquées par la rédaction. Découvrez son interview et sa magnifique série de photos shootée juste pour nous :
À quel concert que tu as raté—parce que trop jeune, pas née, ou pour une autre raison—aimerais-tu pouvoir te téléporter et assister ?
Je dirais Jeff Buckley à Chicago en 1995, car les enregistrements sont tout simplement magiques. Et aussi lorsqu’il chantait au Sin-é.
J’aurais adoré voir Nusrat Fateh Ali Khan, je suis une immense fan de lui et de ses chants soufis dévotionnels.
J’ai eu la chance de voir Bob Dylan en concert ces dernières années, mais j’aurais aimé assister à sa mythique Rolling Thunder Revue, et pourquoi pas partir en tournée avec toute cette bande !
J’aurais aussi adoré vivre les grands festivals des années 60 aux États-Unis. Il y a eu tellement de moments cruciaux que j’aurais voulu traverser.
As-tu déjà songé à faire des chansons toi-même ?
La musique est mon plus grand amour, elle a toujours été tout pour moi. La plupart de mes amis sont musiciens, donc ce serait une évolution très naturelle.
J’ai reçu plusieurs propositions de collaborations au fil des années, mais je n’étais tout simplement pas prête. Je crois au bon timing.
Je suis constamment submergée par mon travail principal, qui est de créer et de poser pour des shootings de mode avec des marques et des magazines.
Mais dès que mon esprit sera plus libre et concentré, j’aimerais vraiment explorer cette possibilité. D’ailleurs, je suis déjà en discussion pour un projet très cool.



Tu as déjà parlé de Jeff Buckley, ton artiste fétiche, dans Playboy France d’octobre 2024. As-tu un autre artiste aussi important que lui ?
Il n’y a aucun artiste qui m’a plus inspirée que Jeff Buckley, et aucun n’a été aussi essentiel dans ma vie. Donc si je devais ne citer qu’un seul nom, ce serait toujours le sien.
Mais bien sûr, j’ai aussi un amour immense pour Nick Drake, Bob Dylan, Elliott Smith, Serge Gainsbourg, Leonard Cohen, Syd Barrett, The Velvet Underground, Françoise Hardy, Nico, George Harrison, Nino Ferrer et, bien sûr, Tim Buckley.
Arrives-tu toujours à découvrir de nouveaux artistes ou es-tu déçue de la production actuelle et préfères-tu rester dans tes adorations ?
Je ne suis pas très familière avec la production musicale actuelle.
J’ai récemment découvert Balthazar, je les trouve super cool, mais ils existent depuis un moment, donc je ne sais pas si ça compte comme une découverte récente.
J’aime suivre les nouveaux projets de certains de mes artistes préférés qui continuent à créer, comme Sufjan Stevens et Nick Cave.
Tout le monde sait que j’adore AIR, et bien que leur dernier album date de 2012, je suis persuadée que s’ils retournaient en studio, ils feraient de la musique magnifique en 2025. J’espère que ça arrivera ! Moon Safari est mon album préféré de ces 25 dernières années.
La bonne musique n’est pas morte, mais de manière générale, je pense qu’il est plus facile de la trouver dans des sonorités électroniques. Quand je pense à une certaine idée du rock, je préfère retourner dans le passé.





À part le rock, qu’aimes-tu le plus ?
J’écoute de la musique du monde, de l’électro et beaucoup de chanteurs/compositeurs. Pour moi, la musique doit procurer des émotions, elle doit transmettre quelque chose, donc ce n’est pas une question de genre.
Le rock est ce que j’écoute le plus, mais il y a d’autres choses.
Je peux autant apprécier Sigur Rós que The Köln Concert de Keith Jarrett, qui est l’album live de piano le plus célèbre jamais enregistré. Puis la nuit, je peux retourner à Captain Beefheart, Sonic Youth et plein de rock expérimental.
Et surtout, j’ai une passion profonde pour la chanson française des années 60/70. Gainsbourg plus que quiconque.
Si on devait envoyer un morceau aux extraterrestres pour rendre grâce à l’humanité, ce serait lequel ?
Je pense que je leur ferais écouter Crêuza de Mä de Fabrizio De André.
C’est chanté en dialecte génois, et même la plupart des Italiens ne comprennent pas les paroles. Mais quand ils l’écoutent, c’est un moment d’émotion pure, un véritable instant d’humanité collective.
Je suis certaine que cette chanson pourrait être comprise et ressentie par n’importe quelle créature sur n’importe quelle planète.
D’ailleurs, cet album de De André était considéré comme une anticipation de la world music, donc tout son concept est fascinant.



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