mercredi, janvier 21, 2026
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    Les dossiers de GBD : Stevie Ray Vaughan

    Voici 43 ans dans BEST, GBD analysait le tout premier album d’un jeune et fougueux guitariste texan, aussi virtuose que tête brulée, qui n’avait pas hésité à claquer la porte de la mythique et triomphale tournée « Serious Moonlight Tour » de David Bowie pour décider de voler de ses propres ailes. Cependant et contrairement à son titre, ce « Texas Flood » allait enflammer la carrière de Stevie Ray Vaughan. Flashback…

    Rencontré aux cotés des musiciens de Bowie à New York durant les répétions du fameux « Serious Moonlight Tour » de Bowie auxquelles j’assistais à l’invitation du bassiste Carmine Rojas, du claviers Raymond Jones et de Nile Rodgers lui-même, Stevie Ray Vaughan était un sacré personnage, le Stetson noir orné de broches d’argent toujours vissé sur le crâne, un coté bourru cachant une forte timidité et surtout une dextérité à la guitare digne d’un Hendrix, d’un Alvin Lee ou d’un Clapton. Hélas sept petites années plus tard, l’immense Stevie Ray allait périr avec ses musiciens dans un terrible crash d’hélicoptère qui ramenait les musiciens à l’aéroport de Chicago après leur performance au Alpine Valley Music. L’absence de visibilité étant la cause probable de l’accident. Ce 27 aout 1990 nous aura volé un des meilleurs guitaristes jamais portés par cette planète. RIP Stevie Ray…

    Rencontré pendant les répétitions de Bowie au SIS de New York, Stevie Ray le cowboy tatoué et son manager m’avaient fait forte impression. « Stevie est très célèbre en France, pas vrai », m’avait alors lancé Chesley le Manager Directeur Général de Stevie Ray. Ah bon ! Si vous le dites… au Texas on a pris l’habitude de l’euphémisme. Deux jours avant la tournée, Stevie Ray laisse tomber Bowie pour se consacrer pleinement au blues de ce « Texas Flood ». A l’ouest rien de nouveau, Stevie Ray est un virtuose mais il sonne comme les premiers LP de Ten Years After. Un peu Thorogood, un peu Clapton, Stevie Ray excelle dans l’exercice de style, même si celui-ci n’est pas neuf. Plus rapide que son ombre de ce côté-ci du Rio Grande, Vaughan doit s’entraîner plus de 23 heures sur 24. Pistoléro au cœur dur, il laisse parfois percer le feeling sous le savoir-faire. Mais à la dixième écoute, je suis toujours incapable de discerner un morceau parmi les autres. Stevie Blues-hero, nouveau cow-boy électrique, mais cependant gare aux courts-circuits !

    Gérard Bar-David // gonzomusic.fr
    Paru dans BEST 182, septembre 1983

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